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15/03/2024

Jean Tellechea : « Nous sommes persuadĂ©s qu‘Imanol, lui-mĂȘme plurilingue, saura incarner cette ambition renouvelĂ©e pour un Pays Basque du XXIe siĂšcle » (III)

D‘autres Ă©lections auront lieu le 21 Avril prochain, en CommunautĂ© autonome Basque. Pour EAJ-PNB, elle marque un changement gĂ©nĂ©rationnel et la prĂ©paration de la sociĂ©tĂ© basque pour les 30 annĂ©es Ă  venir.

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Jean Tellechea : « Nous sommes persuadĂ©s qu‘Imanol, lui-mĂȘme plurilingue, saura incarner cette ambition renouvelĂ©e pour un Pays Basque du XXIe siĂšcle » (III)

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Il va également y avoir des élections de l’autre côté cette année. Le parlement d’Euskadi va être renouvelé dans quelques semaines. Les premiers sondages indiquent que le PNV pourrait perdre le poste de lehendakari actuellement occupé par Iñigo Urkullu. Quel regard portez-vous sur ces élections ?

 

Permettez une précision. Euskadi signifie pour nous la nation basque. Par usage, Euskadi est également associé à la Communauté autonome basque. Les élections au Parlement de cette Communauté auront lieu le 21 Avril prochain. Elles permettront de dégager la prochaine majorité gouvernementale. Voilà 4 ans, EAJ-PNB avait remporté les élections autonomiques, comme c’est le cas depuis plus de 40 ans. EAJ-PNB avait obtenu près de 40% des voix et 31 députés au Parlement basque. Une coalition entre EAJ-PNB et les socialistes avait permis d’élire Inigo Urkullu, à la tête d’un gouvernement basque composé de ces deux tendances politiques. Cette coalition est celle de la cohésion sociale, celle de l’entente entre Basques patriotes et Basques espagnols. Elle favorise également des mesures sociales et environnementales ambitieuses, tout en soutenant le monde économique, en particulier, industriel.

Pour EAJ-PNB, l’enjeu des élections à venir consiste à lancer une nouvelle génération de dirigeants, pour répondre aux défis des 30 années à venir. Imanol Pradales, 49 ans, notre candidat à la succession d’Inigo Urkullu, et tous les autres candidats, issus de la même génération souhaitent porter une ambition renouvelée sur la transition écologique, la maitrise de l’Intelligence Artificielle, la révolution numérique, la place de la femme et de minorités, dans la société, le système de santé … Sans oublier bien évidemment notre revendication nationale dans une Europe du XXIe siècle, le renforcement de l’euskara et de la culture basque, dans des sociétés et un Pays Basque plurilingues.

Les derniers sondages nous mettent au coude à coude avec EH Bildu, tantôt devant, tantôt derrière. La campagne électorale ne fait que commencer. Nous sommes persuadés qu’Imanol, lui-même plurilingue, saura incarner cette ambition renouvelée pour un Pays Basque du XXIe siècle. 

 

En tant que membre d’un parti transfrontalier, est-ce que vous pouvez aussi participer à cette élection ?

 

En tant que membre d’un même parti, tous les membres d’EAJ-PNB concourent à la nomination des candidats qui nous représentent. EAJ-PNB est un parti très expérimenté, né en 1895 et très moderne dans son fonctionnement interne. Toutes les structures locales, les Herri Biltzars, y compris, les 7, en Pays basque nord, participent aux différentes décisions du parti. Chacun des Herri Biltzars s’est d’abord exprimé sur la nomination du futur candidat à la Lehendakaritza (Présidence du Gouvernement basque). Ces votes ont ensuite été reconduits au niveau de l’instance représentative du Pays basque nord, l’Assemblée Territoriale ou Herrialde Biltzarra, puis il s’est joint aux autres instances représentatives des autres provinces. Le candidat, en l’occurrence Imanol Pradales, n’est pas nommé par la direction nationale du parti, l’Euskadi Buru Batzar. Il est élu par l’ensemble des membres d’EAJ-PNB. C’est très démocratique et un fondement essentiel du fonctionnement de nos prises de décisions.

Ensuite, en tant que citoyens résidant en Pays basque français, nous ne pouvons naturellement pas prendre part aux élections autonomiques basques qui concernent les citoyens domiciliés en Communauté autonome basque.

Comment cela fonctionne justement un parti transfrontalier comme le vôtre ? Les systèmes politiques et les compétences sont très différents d’un côté et de l’autre de la frontière. Est-ce qu’il est possible d’avoir des stratégies communes ? Des lignes politiques communes ?

 

Notre philosophie, nos prises de décisions politiques sont partagées. Nous ne nous mêlons pas des prises de décision très locales. Chacun dans leur Herri Biltzar y réponde au mieux localement. A Urrugne, nous ne mêlons pas du contournement de St Jean Pied de Port, comme les Garaztars ne se mêlent pas de l’avenir de la route de la Corniche. Par contre, nous sommes amenés à travailler main dans la main sur les questions communes : la langue basque, l’économie transfrontalière, … Mais nous avons également eu des contributions issues de personnalités compétentes du sud sur des sujets comme le logement, l’agriculture, la mobilité ferroviaire…

 

Entretien paru dans la Semaine du Pays Basque n°1570, du 08 au 14 Mars 2024

PDE-EDP
Manifeste électoral du Parti Démocrate européen