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2021/10/15

La Planète et le Président

Eté 2021, les catastrophes naturelles et les pertes humaines s’accélèrent : des chaleurs et des incendies dévastateurs en Californie, en Turquie, en Algérie, … Des inondations historiques en Allemagne, à New York ou à Agen, pour ne citer que les plus commentées, … Notre planète craque de toute part et jamais l’homme n’a paru aussi fragile face à la fureur des éléments.

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La Planète et le Président

ARGAZKIA JAITSI

Le GIEC vient de donner l’alerte en publiant son rapport, et la COP26 va (re)mobiliser les Etats dans quelques semaines. Pourtant, la France donne l’impression de se désintéresser du problème et regarde toujours ailleurs. Ni les catastrophes, ni le rapport des experts et ni les Nations Unies ne semblent peser face aux enjeux de la rentrée des classes, du problème des antiVax et surtout, aux annonces des candidatures à l’élection présidentielle à venir.

Il y a tout juste un mois, le 9 août dernier, le GIEC a publié ses analyses les plus récentes sur la science du climat. Sans surprise, le rapport confirme que l’influence de l’homme sur le climat est dramatique. Il est impératif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et il faut agir maintenant pour tenter d’inverser la tendance. En effet, le climat change plus vite et plus fort que ce que les précédentes études scientifiques imaginaient. Même en limitant le réchauffement global, de nouveaux désastres menacent tels que des canicules et des inondations en série.

Si le rapport du GIEC est alarmant, le silence des principaux partis politiques est paradoxalement accablant. Hormis les ONG environnementales et une certaine mobilisation sur les réseaux sociaux (Cf. #Timetoact), aucun acteur public, aucun parti politique, aucun gouvernement, n’a réagi face à des données scientifiques qui ne surprennent plus personne. Le modèle économique sur lequel nous nous fondons pour structurer nos échanges est devenu mortel pour tous. La sobriété en matière de carbone doit s’imposer car la situation ne fera que se dégrader. De nombreux experts déplorent l’incapacité du monde à écouter les alertes lancées. C’est devenu une litanie.

A Glasgow, d’une seule voix

Les 234 experts du GIEC préconisent des mesures drastiques de réduction de nos émissions de CO2, mais aussi d’autres gaz réchauffant tels que le méthane. L’Accord de Paris sur le climat (2015) déclarait vouloir contenir le réchauffement global à 2°C d’ici à la fin du siècle. C’est devenu impératif. Les premiers effets sur la qualité de l’air et sur les concentrations en gaz à effet de serre pourraient être perceptibles rapidement. En une vingtaine d’années, une baisse des températures globales, distincte de la variabilité naturelle du climat pourrait enfin être observée. C’est encore possible.

On peut dire que l’avenir de la planète devrait se jouer lors de la 26e Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26), prévue début novembre en Ecosse. 20 000 participants de 196 Etats sont attendus à Glasgow pour y agir tous ensemble. Repoussée à cause du Covid-19, l’ONU a confirmé la semaine dernière le maintien de l’évènement. Le réseau Climate Action Network, qui réunit plus de 1500 ONG de 130 Etats, a demandé le report des réunions car la pandémie continue de sévir et qu’une COP en présentiel début novembre exclurait de nombreux délégués des gouvernements, militants de la société civile et journalistes, en particulier des pays du Sud, sur les lignes de front de l’urgence climatique.

Ce contexte dramatique devrait nous pousser à choisir un prochain président de la République, qui engage la France sur des actions fortes de réduction des gaz à effets de serre, qui irait chercher des résultats probants sur le court terme.

Les exemples de ralentissement des déplacements lors du confinement du 16 mars 2020, puis du blocage du canal de Suez par le porte-conteneurs EverGreen, ont montré qu’il était possible d’obtenir des résultats rapides sur la pollution de l’air dès lors que le « modèle de transport » actuel était écarté.

« Un changement de modèle » 

La campagne pour l’élection du prochain président de la République devrait donner lieu à un vrai débat sur ce changement de modèle. Les candidats les plus radicaux proposeront un modèle de décroissance qui permet de supprimer le modèle « polluant » mais sans un véritable modèle de remplacement adapté à notre mode de vie et à nos besoins. De son côté, la société civile, a certes conscience des enjeux pour la planète ; mais, cette société qui votera au printemps prochain, est-elle disposée à faire des efforts, à réduire ses libertés, de déplacements comme de consommations ? L’écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit est convaincu du contraire. Le risque de choisir un candidat qui n’engage rien ni personne, est donc important, et ce serait un scénario avec des conséquences désastreuses.

Le candidat basco béarnais aux primaires écologistes, Eric Piolle, est maire de Grenoble. Cet élu qui développe le Plan Climat-air-énergie sur son territoire avec conviction, ne cache pas, malgré l’urgence, l’absolue nécessité de prendre en compte la difficulté pour nos concitoyens d’accepter des changements radicaux. Mais il rappelle, que contrairement à ce que la Communauté d’Agglomération Pays Basque a décidé, il est important que les territoires s’engagent dans une trajectoire de neutralité carbone, en fixant de véritables objectifs.

La campagne électorale va démarrer en France en même temps que la 26ième conférence sur le climat et c’est donc elle qui devrait donner le ton. Les candidats auront la lourde charge de prendre des mesures d’urgences pour sauver nos territoires et notre planète d’une dégradation que l’on vit déjà. Ils auront besoin de pédagogie pour entrainer une société civile à évoluer dans ses pratiques, pour convaincre une industrie à trouver dans la sobriété carbone, des sources d’économie, d’innovation et de développement.

Les territoires ont leur part de responsabilité et doivent contribuer activement à ce changement. Notre parti, eaj PNB, organisera à l’automne, un nouveau Lema Foroa, Think Tank local, sur le thème « du développement économique en Pays basque et de sa transition écologique ». Les acteurs économiques privés et publics seront invités à réfléchir sur les enjeux, les freins et les solutions pour développer des filières qui tendent vers la neutralité carbone.

 

Jean Tellechea, conseiller municipal à Urrugne, secrétaire de l’IBB - EAJ

(Article paru dans la Semaine du Pays Basque)

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