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17/11/2017

Eaj-Pnb dénonce à Strasbourg la situation de l'euskara, du catalan, de l'occitan, du breton et de l'alsacien, pour susciter un changement

Les représentants des langues minorisées de France demandent l‘aide de l‘Europe et un changement radical à Macron.

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Eaj-Pnb dénonce à Strasbourg la situation de l'euskara, du catalan, de l'occitan, du breton et de l'alsacien, pour susciter un changement

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Pako Arizmendi, le président de l’Ipar Buru Batzar a demandé hier au Parlement européen que le président Macron tienne ses promesses et change radicalement l’attitude de la France, en matière de diversité linguistique. Comme l’a précisé le dirigeant jeltzale, ce changement serait cohérent avec le Traité de Lisbonne et la question des locuteurs de langues minorisées, à traiter au niveau des Droits Fondamentaux. M. Arizmendi pense que l’Europe devrait élaborer une législation contraignante pour les protéger.

M. Arizmendi a conduit à Strasbourg, un groupe de 5 représentants de langues régionales parlées en France. Une audience a eu lieu au sein de l’Intergroupe des minorités et des nations traditionnelles qui fonctionne au sein du Parlement européen. Izaskun Bilbao Barandica, l’eurodéputée, a pu mener à bien cette initiative, qu’elle a initiée, en coordination avec Eaj-Pnb, en Pays Basque nord.

Beñat Arrabit, vice-président en charge de la politique linguistique de la Communauté Pays Basque est également intervenu. Andrée Muchenbach, présidente du mouvement Unser Land, a détaillé les problèmes qui affectent les locuteurs de l’alsacien, un dialecte de l’allemand. Geli Grande co-président du Parti de la Nation Occitane a représenté la communauté occitane et l’occitan, dont l’aire d’expression est la plus vaste des langues minorisées de France et s’étend jusqu’en Italie. Jordi Vera, coordinateur de « Oui au pays catalan » a parlé de la situation du catalan qui comme l’euskara est à cheval entre les Etats espagnol et français. Finalement, Yves le Coadic, délégué du Conseil National du Parti Breton, a expliqué la situation linguistique de cette nation.

Durant son intervention, Pako Arizmendi a lancé un message émouvant sur la valeur de la diversité linguistique, en tant qu’instrument de concorde. Il a dit : « dans mon cas, l’euskara évoque le plus profond de moi-même, comme mon nom de famille et fait partie de toutes ces questions de sentiments, si importantes pour la raison, parce que bien gérées, elles produisent de l’harmonie et mal gérées, elles génèrent de la crispation ». Il a passé en revue la législation internationale, en vigueur qui protège le droit des personnes à pratiquer et à conserver leur langue et a rappelé la valeur de la diversité reconnue clairement par le Traité de Lisbonne. La politique française en la matière est en contradiction avec cette législation.

Pour ces raisons, M. Arizmendi a insisté sur une nécessaire législation européenne contraignante qui protège ces droits. Il a demandé au gouvernement français de respecter les promesses réalisées durant la campagne électorale par le président Macron et a considéré comme indispensable, l’adhésion de la France à la charte européenne des langues minoritaires, la promotion de ces langues et leur normalisation dans l’enseignement, le développement de campagnes publiques qui permettent aux monolingues de comprendre le respect des droits fondamentaux que contient cette revendication et le suivi de l’évolution de ces langues  pour évaluer les politiques menées.

Les intervenants ont détaillé la situation des langues basque, catalane, bretonne, occitane et alsacienne, qui ont en France, de graves difficultés à maintenir leur nombre de locuteurs et des espaces pour leur utilisation. Leur rejet de l’éducation publique concernant le modèle immersif, leur rejet de l’administration et des médias, et les difficultés légales qui s’opposent à leur promotion sont des problèmes communs à tous. Pour les résoudre, tous les intervenants ont considéré comme fondamental, l’élaboration et l’approbation d’une législation contraignante au niveau européen qui garantisse les droits de ces minorités linguistiques et une réforme en profondeur de la politique menée par la France, en la matière. L’incorporation de la politique linguistique parmi les compétences à assumer par les nouveaux pouvoirs locaux français, surgis du processus de réforme de l’Etat, est une autre des revendications partagées.

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