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19/03/2018

Doit-on pouvoir tout contrôler de nos vies ?

Les lois Clayes-Léonetti sur la fin de vie ont à peine deux ans et elles font déjà débat. A tel point qu’aujourd’hui 156 députés appellent une nouvelle loi encadrant plus convenablement cette période de la vie qui est la mort. Si les lois contre l’acharnement thérapeutique sont contestées, c’est que la société a besoin d’engager un nouveau débat sur le respect de la vie humaine. C’est une question de liberté individuelle.

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Doit-on pouvoir tout contrôler de nos vies ?

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Les progrès de la médecine permettent le prolongement de la vie de malades à un âge avancé. Or, ce pouvoir nouveau bouscule l’ordre naturel et potentiellement le respect de la dignité des personnes qui arrivent au terme de leur vie ? Comment ne pas tomber dans l’acharnement thérapeutique et/ou ne pas aller à l’encontre de la volonté du patient dans une société où chacun veut tout contrôler ?

En Belgique, au Luxembourg ou aux Pays Bas, le malade peut recourir, s’il le demande, à l'euthanasie. Dans certains Etats des Etats-Unis d’Amérique, en Suisse, le suicide assisté est possible. Les proches peuvent même partager ces derniers instants sous la vigilance permanente d’une équipe médicale. C’est une liberté nouvelle qui est offerte, ailleurs, au citoyen, de pouvoir avoir la liberté de choisir son moment mais aussi et surtout la liberté de pouvoir revenir sur sa décision.

Face à cet instant tragique, ce n’est pas uniquement l’idée de départ qui est en jeu. C’est surtout la liberté individuelle de choisir comment mourir. Les dispositions légales de nos voisins laissent avant tout au citoyen la possibilité de décider de sa vie sans qu’un corps médical ou que les proches n’aient à prendre cette responsabilité extrême. Certes, cela peut être interprété, dans une société de consommation, comme une nouvelle forme de contrôle sur le cycle de notre vie. C’est surtout une liberté individuelle fondamentale qui demande à s’exercer et qu’EAJ-PNB tient à défendre.

Un nouveau débat déontologique, philosophique et juridique doit être engagé

Aujourd’hui, le débat est relancé parce que de nombreux citoyens souffrent de voir partir leurs proches dans des situations extrêmes et douloureuses. Les maladies contemporaines (accidents de la route, maladies cardio-vasculaires, Alzheimer…) provoquent parfois des situations lancinantes pour les familles et les proches qui doivent adapter leur quotidien à ces nouveaux impératifs. La technique peut donner lieu à de potentiels acharnements thérapeutiques quand on ne parvient plus à communiquer avec le malade. Et cela fait débat.

Si la loi Léonetti n’est pas satisfaisante, il faut continuer à la discuter. Dans une société où le contrôle de tous nos moments de vie semble possible, de la capacité à procréer (PMA, GPA…) jusqu’à celle de mourir, un débat déontologique, philosophique et juridique doit pouvoir être mené dans le respect de la volonté de chacun des citoyens. Il en va de la liberté individuelle de chacun.

 

Pako Arizmendi, Président d’EAJ-PNB

 

Crédit photo : topsante.com

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