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31/05/2019

Ortuzar pense que les élections du 26 mai donneront aux institutions européennes « plus de vigueur » pour faire face aux énormes défis qu’affronte l’UE.

Le président de l’EBB et vice-président du PDE est intervenu lors de la séance plénière du congrès que l’Organisation démocrate-chrétienne d’Amérique (ODCA) a célébré au Costa Rica.

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Ortuzar pense que les élections du 26 mai donneront aux institutions européennes « plus de vigueur » pour faire face aux énormes défis qu’affronte l’UE.

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Andoni Ortuzar, le président de l’Euzkadi Buru Batzar et vice-président du Parti démocrate européen (PDE), espère que les résultats des élections européennes du 26 mai, marqués par la perte de la majorité traditionnelle des groupes populaire et socialiste, se traduisent par la formation d’institutions plus plurielles et dotées de « plus de vigueur ». Cela permettra à l’Union européenne d’affronter avec un nouveau souffle, les énormes défis qui l’attendent dans son avenir le plus immédiat, parmi lesquels il a cité « le Brexit, l’immigration, les inégalités, le changement climatique et le projet européen lui-même ». Ortuzar est intervenu pendant une demi-heure durant la séance plénière du 22e congrès de l’Organisation démocrate-chrétienne d’Amérique (ODCA), célébré à San José (Costa Rica). Un Comité exécutif a été choisi pour une nouvelle période présidée par le chilien Juan Carlos Latorre.

M. Ortuzar a commencé son intervention par un bilan des élections européennes du dimanche précédent. Des élections qui, à son avis, « ont mis en lumière plusieurs aspects positifs et quelques ombres ». Parmi les points positifs, un taux de participation supérieur à 50%, ce qui se traduira par une plus grande légitimité des institutions européennes ». Une autre lecture positive :  pour M. Ortuzar, « les deux grandes familles qui jusqu’à maintenant ont gouverné l’Europe ont obtenu un résultat modeste, avec chacune une baisse de plus de 20 points. Ces résultats ne garantissent plus à eux deux, les majorités exigées pour l’élection des postes clés de l’Union. Cela les obligera à négocier et à conclure des accords avec d’autres familles politiques, ce qui est positif ». Le leader jeltzale a également inclus dans le solde positif, le bon résultat obtenu par deux groupes émergents au sein des pro-européens : le Groupe ALDE, auquel appartient EAJ-PNB et qui a connu une croissance significative avec l’incorporation du projet dirigé par le président français, Emmanuel Macron, et le Groupe des Verts. « A minima, l’un des deux sera nécessaire pour gérer la gouvernance européenne et pour articuler une majorité nécessaire à l’élection des cinq postes clés de l’Union : les présidences de la Commission, du Conseil, du Parlement et de la Banque centrale européenne, ainsi que le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité », a analysé le leader jeltzale. « Cette nécessité d’accords et de consensus ouvre pour l’Union, une étape de plus grande vigueur pour pouvoir affronter les énormes défis qui l’attendent, comme le Brexit, le changement climatique, l’immigration, les inégalités, la sauvegarde et l’actualisation des principes ayant inspiré le projet européen. Est également présent le besoin pour l’UE de concevoir une politique étrangère plus forte et ambitieuse, pour affronter sa marginalisation face aux États-Unis, la Russie, la Chine et même la Turquie », a assuré M. Ortuzar. Une seule ombre au tableau du 26 mai, pour le leader nationaliste, « les plus de 220 député(e)s qui siègeront au Parlement européen, qui ne croient pas en l’Europe et qui seront un frein pour affronter ces défis. Heureusement, qu’ils sont finalement moins nombreux que ce qui était prévu au départ, mais il est très inquiétant que les anti-européens gagnent dans des pays comme la France ou l’Italie, ou qu’il existe des Gouvernements europhobes, en Pologne ou en Hongrie ».

M. Ortuzar a plaidé pour que l’Union européenne « regarde à nouveau vers l’Amérique latine ». Il a affirmé que « notre vocation comme parti est de servir de pont entre les deux continents, via le Parti démocrate européen (PDE) et via EAJ-PNB. L’État espagnol devra jouer un rôle décisif dans cette tâche, et si le PNB est influent dans la prochaine législature à Madrid, il aura également un rôle important dans cette mission ».

L’un des grands axes de la rencontre au Costa Rica a tourné autour de la manière dont les partis politiques de l’OCDA peuvent et doivent se réinventer face au populisme et la nouvelle politique. En de nombreuses occasions, EAJ-PNB a été cité en exemple durant la rencontre illustrant « un vieux parti qui continue à gouverner, qui continue à gagner des élections et, le plus important, qui continue à bénéficier de la confiance majoritaire des citoyens qu’il représente ». Au moment des questions/réponses, Ortuzar a expliqué le modèle du parti, ses spécificités et sa praxis politique.

A l’issue de la clôture du 22e Congrès de l’ODCA, Ortuzar et le burukide responsable des Affaires étrangères, Mikel Burzako, maintiendront aujourd’hui vendredi divers contacts politiques. Demain samedi,M. Ortuzar entreprendra le voyage du retour en Euskadi, où il arrivera dimanche dans la matinée, pour présider lundi la réunion hebdomadaire de l’EBB.

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